Oui, les gros taxis noirs et les cabines téléphoniques rouges sont toujours là. Par contre, pas la peine d'aller faire les soldes là-bas. D'abord, il n'y a pas de soldes et tout est hors de prix. C'en est même un peu écoeurant, tous ces trucs si chers... Covent Garden (pour les B.O., dira Isa -elle n'a pas tout à fait tort-) un quartier plein de jolies boutiques et d'attractions diverses (les photos vont suivre dans quelques jours...) n'a rien perdu de l'éclat qui m'était resté dans la rétine.
Nous marchons beaucoup, toute la journée. Après Big Ben et Covent Garden, Times Square, Buckingam Palace et Westminster abbaye.
Le moment le plus plaisant de la journée, est sans conteste un tour dans St James Park. Des cygnes, des pelicans, des écureuils, des canards... au milieu d'un grand jardin très vert. Il est déjà 18 heures. Les premiers sortis du bureau font leur footing dans le parc. Une jolie lumière éclaire le lac et les pelouses. C''esr vraiment reposant après une journée à user la gomme de ses baskets sur le bitume des trottoirs.
Il est quand même étrange de prendre conscience à quel point les capitales sont semblables. Même population, mêmes touristes, mêmes larges artères, même boucan... et même tranquillité dès qu'on s'éloigne du centre-ville.
London oblige, nous sommes aussi allées prendre un café dans un pub... et là misère, il y avait la photo du siècle à faire. Un pur Anglais - bel homme, costume sombre sans un faux-pli, reflet de lumière dans chevelure blonde-rousse, - (bref le chic du chic !) en train de lire son journal dans ce magnifique décor qu'on ne trouve que dans les pub... et je n'ai pas osé... prendre la photo.
Le soir, dans l'Eurostar, Isa repère un beau brun argenté quatre places plus loin ; elle commence à chanter doucement nights in white satin des moody blues. Elle chantera pendant presque tout le retour tout un tas de vieux tubes super sympas tandis que je dessine. Ci-dessus, un croquis rapide de notre voisin de couloir... endormi.
La pierre jaune de Logonna
Les divers kersantons
On trouve dans les murs de la ville les kersantons, noirs à grain fin ou grossier ; gris et gris-bleuté, la fontaine de la place des Quatre Pompes (1774), etc. Mais on utilise aussi le granite à gros feldspaths roses de l’Aber-Ildut pour les aménagements portuaires et pour de nombreuses demeures dans les rues Romain-Desfossés et des Déportés… ; les granites blancs de l’Aber-Ildut, extraits à Plouarzel, dans la construction du couvent des Ursulines et, moins connu, le granite blanchâtre de Trégana pour le couronnement de la murette le long de la rue du Docteur Pouliquen. Dans le passé, il a été fait appel, exceptionnellement, au calcaire gris-bleu de la rade de Brest, notamment dans une demeure du XVIe siècle, n°37 quai de Cornouaille, le petit manoir de Keranden, une maison de la rue François Pengam (1662) ou encore pour les pierres d’angle de la maison Duthoya.
Avec l’affranchissement du handicap de la distance, à partir de la fin du XIXe siècle, divers granites distaux ont été utilisés à Landerneau comme le granite de Cléder, blanc gris très clair, à Keranden en 1904, au manoir de Penanru lors de l’adjonction d’une aile occidentale, pour une maison à proximité de la gare, qui présent une curieuse association à la brique et à la céramique. Plus tardivement, on emploie le granite du Huelgoat, caractérisé par ses cristaux rectangulaires de cordiérite gris sombre, pour le bâtiment des PTT « Lignes à grandes distances » ou le nouveau pont sur l’Elorn, puis le granite de Dinan, gris clair, à légère nuance bleutée pour le bâtiment de La Poste.
Faute de place, il s’avère presque impossible d’évoquer les autres roches utilisées à Landerneau telles que le quartz blanc, local, le schiste bleu sombre extrait au Sud de la cité, le monzodiorite bleu noir de Ploudaniel, le clair granite à tourmaline de Mespaul, le « gris celtique » aux énormes feldspaths blanchâtres du massif de Quintin, le granite bleuté de Lanhélin ou le tuffeau du Val de Loire…
En un mot, par le grand nombre de roches utilisées dans ses édifices pendant des siècles, Landerneau se présente aujourd’hui au visiteur comme une sorte de musée de la pierre en plein air. Mieux, par le choix délibéré de certains matériaux régionaux de qualité exceptionnelle – pierre jaune de Logonna, sombre kersanton de la rade de Brest, granite rose de l’Aber-Ildut – la cité apparaît comme un authentique reflet, singulièrement contrasté et transfiguré par le façonnement, de la palette du riche sous-sol de Basse-Bretagne.
Louis CHAURIS Directeur de Recherche au C.N.R.S. (E.R.)
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Le week-end dernier, visite d'une bourgade à l'est de Lyon : Crémieu. Et dans cette bourgade, une étrange échoppe dédiée au "petit peuple". Je n'ai pas osé photographier l'intérieur mais je vous laisse les coordonnées de leur site.
et de cette visite est né cet arbre.
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